L’Évangile du bonheur…mais pas que!

L’Évangile du bonheur…mais pas que!

Quand j’ai donné ma vie à Jésus, comme tout bébé spirituel, je pensais que tout irait bien maintenant…Que Dieu allait débarquer et me sauver de tout le bazar de ma vie! Il est le Christ, le Sauveur non?! Il est Dieu, le dieu d’amour, le Père aimant, miséricordieux et compatissant…Comment pourrait-Il accepter que Ses enfants souffrent? Naïveté et immaturité spirituelles Maïsha…Parfois nous lisons la Bible mais comme nous avons une mémoire sélective, nous retenons que ce que nous aimons ou ce qui nous arrange.

 

Il est vrai que Dieu m’a énormément bénie depuis que je Le connais; à vrai dire, depuis que je suis née Il me bénie, c’est simplement que maintenant j’en ai conscience. J’ai aussi commencé à pratiquer Sa parole et donc des résultats positifs ont suivi. Mais presque dix ans plus tard, aujourd’hui que je suis un peu plus mature et consciente du monde et des réalités spirituels, je comprends que la souffrance fait partie intégrante de notre marche avec Christ: oui, nous allons souffrir! Avant, je ne voulais pas entendre ces mots: épreuves, souffrance, affliction. je détestais tous ces versets qui en parlaient. J’exigeais de Dieu une chose: qu’Il m’obéisse en exauçant mes prières quand je veux comme je veux, et qu’Il m’évite toute difficulté dans la vie. Pure folie…

Une chose magnifique avec le Seigneur c’est qu’Il est d’une patience incommensurable. Il m’a fallu 9 ans pendant lesquelles Il m’a enseigné, corrigé, fortifié pour que mes yeux s’ouvrent sur ces deux grandes Vérités:

 

1. Dieu n’a pas prévu d’exaucer mes prières. Si elles sont en accord avec ce que Lui veut Il le fera mais si non je peux prier encore et encore, rien ne se passera! Ce qu’Il désire c’est que moi j’accomplisse Ses volontés sur Terre. Il n’est pas un génie dans une boîte magique qui répond à chaque fois que je l’appelle et réalise tous mes moindres petits désirs charnels. Un de mes versets favoris désormais est celui-ci:

Job 23:12 (Semeur)

Je n’ai pas refusé d’obéir à ses ordres. J’ai fait plier ma volonté pour obéir à Ses paroles.

Une autre version dit « J’ai fait plier ma volonté aux paroles de Sa bouche. » Voilà ce que Dieu attendait de moi depuis toutes ces années: que je plie à Ses ordres, que je lâche prise de ma volonté et que je retienne la Sienne.

 

2. La souffrance est le chemin. Il y a une prière que je fais très souvent: « Seigneur permets-moi d’aller jusqu’au bout avec Toi et d’accomplir toute Ta volonté dans ma vie. » Combien ont abandonné en cours de route avec le Seigneur? Combien n’ont même jamais eu idée de Son plan pour leur vie? Combien à l’image de Saül et Samson dans la Bible ont avorté ce plan? Alors je ne veux pas faire la même erreur. Je veux courir ma course comme l’apôtre Paul et atteindre la ligne d’arrivée.

Et à chaque fois que je faisais cette prière, un verset me venait en mémoire:

1 Pierre 4:1-2 (Semeur)

Ainsi donc, puisque le Christ a souffert dans son corps, armez-vous aussi de la même pensée. En effet, celui qui a souffert dans son corps a rompu avec le péché afin de ne plus vivre, le temps qui lui reste à passer dans son corps, selon les passions humaines, mais selon la volonté de Dieu.

Le Saint-Esprit m’enseignait que si je voulais pouvoir tenir ferme jusqu’au bout dans ma marche avec Lui, je devais m’armer de la pensée de souffrance. Nous abandonnons lorsque nous surpris par l’ardeur du combat et la ténacité de nos ennemis. Mais lorsque nous sommes mentalisés et préparés pour les batailles à venir, alors nous ne tournons pas facilement le dos. J’aurais aimé qu’il y ait un autre moyen de changer, d’avancer, de progresser mais malheureusement…ou heureusement, comme vous voulez, ce n’est pas le cas. Pour conquérir il faut se battre, pour dominer il faut se battre. Et la bataille est rude, la souffrance est grande.

Hébreux 5:8 (Semeur)

Bien qu’étant Fils de Dieu, il a appris l’obéissance par tout ce qu’il a souffert.

Même Jésus, le Fils de Dieu, la Parole faite chair, a du souffrir durant Son temps sur Terre. Alors comment ai-je pu m’imaginer que je n’allais pas devoir passer par là? Pourtant il l’a bien dit, que « Celui qui veut me suivre porte sa croix »… La croix est un lieu de victoire mais cette victoire est précédée d’un grand combat et d’une intense souffrance.

 Mais en fin de compte, tous ceux qui ont marché avec Jésus, à l’heure de leur départ, font le même constat: les batailles étaient rudes, les souffrances atroces mais la fidélité de Dieu a toujours été au rendez-vous et Ses bénédictions ont de loin dépassées tous les malheurs.

Aujourd’hui, j’ai appris à ne plus fuir les situations douloureuses mais au contraire à y faire face, à les accepter et à chercher la face de Dieu pour comprendre ce qu’Il essaie de m’enseigner au travers d’elles. La souffrance fait partie de la vie et puisque je ne pourrais jamais l’éviter, mieux vaut l’apprivoiser et ne plus en avoir peur.

« La souffrance est une arme puissante. Elle produit de grands Hommes. »

Romains 8:18 (Français courant)

J’estime que nos souffrances du temps présent ne sont pas comparables à la gloire que Dieu nous révélera.

 La douleur nous change de l’intérieur vers l’extérieur et ce que nous obtenons comme richesses spirituelles après avoir souffert vaut mille fois les larmes versées et les nuits blanches passées.

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